Dénutrition: adaptation de l’alimentation

Sommaire

Dénutrition : définitions

Maigreur (pathologique ou constitutionnelle) :

  • État d’insuffisance de réserves graisseuses.
  • IMC < 18,5 kg/m²
  • Les maigreurs constitutionnelles (morphotype maigre, stable, souvent inné, sans état de dénutrition) ne présentent pas de risques pour la santé
  • Maigreurs asthéniques ou secondaires :
    • Amaigrissement : état progressif, secondaire à une réduction des apports alimentaires ou à une pathologie amenant à un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques
    • Malnutrition : sous-alimentation par rapport aux besoins quantitatifs ou qualitatifs de l’individu
    • Dénutrition protéino-énergétique : maigreurs pathologiques résultant d’un état de dénutrition protéique (avec hypo-albuminémie), résulte d’un déséquilibre entre les apports et les besoins protéino-énergétiques de l’individu. Ce déséquilibre entraîne des pertes tissulaires involontaires ayant des conséquences fonctionnelles délétères

Populations à risques

  • Seniors
  • Institutionnalisés long terme
  • Obsessionnels du poids / silhouette
  • Enfants en situation précaire (quartiers ou pays pauvres)
  • Personnes malades, hospitalisées (pathologies cancéreuses, inflammatoires chroniques, infections chroniques)

Prise en charge diététique

* Tout dépend du niveau de dénutrition. Il est parfois nécessaire d’être prudent pour limiter les risques de SRI et d’évaluer la consommation au début de la prise en charge pour arriver à 30 à 40 kJ/kg/j

** Un régime hyperprotidique est quasiment toujours associé à un régime hyperénergétique (sauf en cas d’obésité ou de dyslipidémie…)

Les différents types d'alimentation

Alimentation orale
  • Augmentation de l’apport énergétique et protéique sans augmentation du volume de la ration
  • Pour apporter ~5 g de protéines, il faut :
    • 25 g de viande/poissons ou fruits de mer
    • 1 fine tranche de jambon blanc (30 g)
    • 1 petit œuf
    • 1 yaourt ou petit suisse
    • 150 ml de lait
    • 20 g (2 CS bombées) de poudre de lait ½ écrémé
    • 60 ml de lait concentré sucré
    • 5 g de poudre de protéines
    • 20 g de fromage râpé
  • En terme d’enrichissement calorique :
    • 1 CS de crème fraîche épaisse (~25 g) = ~80 kcal
    • 1 CS (~10 g) de beurre fondu/huile = 75 à 90 kcal
  • Utilisation de compléments nutritionnels oraux (CNO) :
    • Aliments diététiques destinés à une alimentation particulière, à des fins médicales spéciales (ADDFMS)
    • Mélanges nutritifs administrables par voie orale
Nutrition artificielle

Entérale ou parentérale, elle ne peut être indiquée que par le médecin, en concertation avec l’équipe soignante, que si la prise en charge nutritionnelle orale se révèle impossible ou insuffisante.

Les spécificités des laits en poudre et concentrés dans la dénutrition

  • Atouts nutritionnels du lait préservés et concentrés
    • Aliment-ingrédient nutritif : protéines de haute VB, vitamines, minéraux
    • Nutriments hautement biodisponibles
  • Sécurité bactériologique : produit sec
  • Enrichissement des recettes avec peu ou pas de changement de volume et de goût
    • Ajout direct possible dans les boissons, à chaud comme à froid
    • Facile à mettre en œuvre
  • Conservation simple et longue, à température ambiante (avant ouverture)
  • Stockage : moindre encombrement
  • Pour le lait en poudre :
    • Enrichissement facile, sans modification du goût
    • Aide culinaire :
      • Texture plus moelleuse et aérée
      • Coloration dorée
      • Absorption de l’eau des légumes
  • Pour le lait concentré non sucré : enrichissement facile, sans modification du goût
  • Pour le lait concentré sucré :
    • Apport calorique complémentaire
    • Plaisir du goût sucré, qui peut inciter à manger davantage

Posters et supports d’information

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